BANATerra - Une encyclopédie progressive du Banat -  Réalisation: Asociation Proiect Rastko Roumanie - Timisoara

Édith Griffaton

Sur cette photo publiée par Cornelia Kassem, sur son site dédié à Triebswetter (Tomnatic), figurerait Edit Griffaton, (deuxième à partir de la gauche) une descendante des trois colons venus d'Arracoourt en Meurthe-et-Moselle.

(www.baberjon.de)




Descendants de Dominique Griffaton :
Gérard Griffation pense que ses contacts Griffaton Griffatong Kriffaton Krifaton Krifatong descendent de Griffaton Dominique ainsi que des familles associées : Parison – Kelsch – Petitjean – Schmidt – Noël Joann – Wild Joseph – Chade – Kurz – Schulz – Lefort – Wolff – Renard.

 

Descendants de Nicolas Griffaton :
Lojal Katharina – Born Johann – Born Mariana – Meiszer Johan – Bering Elisabeth –Bering Marianne – Bering Elisabeth – Bering Marianne – Bering Elisabeth – Bering Katharina – Scuster Mathias – Schuster Jakob – Lafleur Nikaulaus – Lafleur Maria – Lafleur Franziska – Amschlinger Maria

Descendants de Joseph Griffaton :
Mayer Anzi né en 1941 – Becker Theresia née en 1937 à Molidorf – Holerkorn Mathias né en 1938 Molidorf – Leblanc – Remsing – Muller Erika – Becker Maria – Rensuy Theresa – Telles Olga – Telles Elisabeth – Dippong Mariana – Dippong Jakob


 
  

Liens - Banat

sp– Histoire du BANAT de Cornelia Kassem :
Triebswetter (Site Map)

sp– Smaranda Vultur,
maître de conférence en Histoire contemporaine - Université de Timisoara :
De l’Ouest à l’Est et de l’Est à l’Ouest : les avatars identitaires des Français du Banat
Déportations, déplacements forcés de populations et assignations à résidence - 1945-1964,

-– Triebswetter Banat Heinz Vogel :
–  Triebswetter Banat (Nagyösz - Tomnatic) fondée en 1772 (Traduction par Google)

-– Lecture :
– L’étonnant destin des Français du Banat, Pierre Gonzalvez (- autoédition)

– De l’ouest à l’Est et de l’Est à l’Ouest : Les avatars identitaires des Français du Banat : Smaranda Vultur  (source Interent)

– Exposé d’André Rosambert (sur Internet)

– Exposé de l’académie Stanislas – Nancy (Source Internet)

 

Liens France 

-– Histoire de mon village natal Sornéville, Lorraine, France :
– Site en maintenance
– www.historique-de-sorneville.com
-– Familles de nos villages 3, rue de chenevières 54450 Bénaménil :
http://famillesdenosvillages.chez-alice.fr/courbesseaux___crevic___crion___croismare_151.htm

 BANATerra est un projet initié et développé par l'association "BANATERRA" de Timisoara


Dominique, Nicolas, Joseph et les autres

Trois compères Griffaton d'Arracourt vers le Banat, en 1770

• Gérard Griffaton est aujourd'hui en retraite. Il est né à Sornéville (Meurthe-et-Moselle), au nord-est de Nancy, non loin d'Arracourt, et vit toujours en Lorraine.
En faisant des recherches sur la généalogie de sa famille, il a découvert l'existence de ces Lorrains partis en 1770 vers le Banat. Une grande partie s'est installée à Triebwetter, village roumain, aujourd'hui appelé Tomnatic, à la frontière serbe. Ils étaient originaires d'Arracourt et des villages voisins, dans la région de Lunéville (Meurthe-et-Moselle). Aidé par quelques amis, parents ou généalogistes, il a entrepris de rechercher les traces de ses "Oncles du Banat" . Trois compères Griffaton, dont il a pu retracer presque toute la généalogie descendante. Il nous raconte...

Griffaton G. « Pour ma part, je n'ai entendu parler que très tardivement de ce flux migratoire de nos ancêtres Lorrains vers le Banat. Seulement vers le début des années 2000... Suite aux travaux de recherche généalogique effectués par mon beau-frère Michel Gallier, de Sornéville, par Sébastien et Pascal Marchand, mes cousins, et pour toute la partie concernant cette mémorable migration, par Daniel Hilaire, de Bordeaux, notre ami commun.
Il n'était pas question pour moi, à cette époque, de me préoccuper, outre mesure, de cette « histoire », mon travail du moment passant avant tout, je n'en avais pas le temps.
M'interrogeant tout de même au fil des jours, j'ai eu beaucoup de mal à comprendre pourquoi mon père n'en avait jamais parlé à la maison, lui pour qui la famille et ses « aïeuls » comptaient plus que tout, lui qui avait un certain « savoir » sur tout ce qui touchait son travail, son ascendance et sa région, lui qui était toujours en avance sur son temps, comme on le disait souvent autour de lui.
J'ai eu également à partir de ce moment beaucoup de mal à comprendre pourquoi je n'avais jamais entendu le moindre mot sur la question, lors des réunions familiales diverses, par les membres de la parenté.
Un regroupement de la famille Griffaton (branche Lorraine) à eu lieu en 2000, je n'y étais pas, mais à ma connaissance et sauf erreur, le sujet des « Banatais » de la famille n'a pas été à l'ordre du jour. »

Un étonnant destin

« Ce n'est que lorsque l'heure de la retraite a sonné, en 2002 , voir même après, que j'ai pu entreprendre ce travail de regroupement et d'enregistrement sur un petit logiciel de généalogie, de toutes les données correspondant aux longues recherches effectuées par nos généalogistes chevronnés. Je suis forcement tombé sur l'enregistrement des " Banatais de la famille". Ces traces précises m'ont fortement interpellé et j'ai eu très vite besoin d'en savoir un peu plus.
Une de mes cousines, « de souche Griffaton », journaliste à Nancy, apprenant que je m'intéressais à l'ascendance de notre famille, m'a fait part qu'elle s'était un moment intéressée à la migration vers le Banat de trois compères, membres de notre petite "dynastie" , me demandant si j'avais des éléments à lui fournir à ce sujet et m'apprenant du même coup qu'elle avait envisagé en son temps de faire un reportage sur ces Lorrains en se déplaçant dans cette région et en « enquêtant » à partir des patronymes connus et ce, dans les villages régulièrement cités.
Un autre de mes cousins Griffaton de Praye-sous-Vaudémont me racontait qu'une personne de son village avait été interpellée, dans le midi de la France par un habitant du lieu, (à la vue de la plaque minéralogique de sa voiture) , il y a seulement quelques années, lui demandant d'où elle venait précisément et lui expliquant en retour qu'elle était « ex-Banataise » et qu'elle savait fort bien que ses ancêtres venaient d'Arracourt dans une région de l'Est de la France, qu'elle aimerait bien connaître... »

« À partir de tous ces divers épisodes, j'ai donc regardé de mon coté ce que je pouvais trouver sur internet. J'ai été étonné de découvrir autant d'éléments traitant du sujet et plusieurs sites intéressants dont celui de Cornelia Kassem, ainsi que ceux de Banaterra. J'ai lu différents exposés, ceux de l'Académie Stanislas et surtout ceux de Smaranda Vultur que je trouve pertinente dans son analyse et fort rigoureuse dans sa transcription des faits.
 Un peu plus tard, j'ai découvert le livre de Pierre Gonzalvez qui parlait de ces Banatais d'origines françaises revenus au pays de leurs ancêtres, à la Roque-sur-Pernes dans le Vaucluse. Ce livre vaut la peine d'être lu pour qui s'intéresse à cet important flux migratoire : son livre L'étonnant destin des Français du Banat (autoédition).
Je me dois de préciser que je ne cherchais que ce qui touche à mon nom ou à ma famille ou à leurs parcours, éventuellement à leurs proches amis émigrés du moment, autant sur la bourgade d'Arracourt, point central de la migration, pour ce qui concerne notre secteur, qu'aux petits villages environnants.
Les villages de Moncel, Bezange-la-grande, Sornéville, Valhey, Bathelémont, Parroy figurent dans les listes des origines des migrants. De toute la Lorraine, Arracourt aurait fourni le plus grand nombre de familles. J'en retiens quelques noms souvent mentionnés : Lefort, Griffaton, Damas, Coussac, Claudon, Pierre, Somars, Antoine, Laurent, Richard, Boquel, Boisseau, Noël, Coqueron, Pernet, Petitjean, Dallemagne, Guillaume, Parison, Laurent, Frécot, Duron, Sigris etc...(source Internet, voir lien)

Ils parlaient le patois lorrain romand, mais pas l'allemand

Je souhaite souligner que d'après ce que je crois savoir, nos ancêtres du secteur d'Arracourt et leurs amis des alentours ne parlaient pas Allemand, comme il est dit et écrit très souvent, ils parlaient le vieux Français et surtout le vieux patois Lorrain de l'époque, ce qui me parait complètement logique. (Je dis cela parce que je m'intéresse entre-autre au patois de nos villages, et que fut un temps j'ai fait quelques recherches sur ce parlé). Mais ce qui peut être n'est pas le cas en effet et j'en conviens pour d'autres lieux un peu plus éloignés coté Moselle-57, où là on pouvait parler je le pense un « certain-patois » dérivé d'un vieux dialecte Allemand ou un mélange des deux à la fois.

D'après l'excellent travail généalogique de notre ami, Daniel Hilaire, on note que trois complices Griffaton quittent Arracourt en Lorraine-France au cours de l'année 1770, pour migrer vers de nouveaux horizons, vers des terres promises au Banat. Sans aucun doute, pour eux, un beau rêve qu'ils allaient enfin pouvoir réaliser. Nous l'imaginons facilement aujourd'hui. Cela compte tenu de ce qu'on leur avait fait miroiter et de toutes les promesses qui leur avaient été faites par les souverains d'Autriche et leurs intermédiaires. Ces pauvres paysans, artisans ou manouvriers venaient de nos campagnes profondes. D'autant que dans notre chère France, depuis quelques dizaines d'années, "ces bonnes gens de chez nous", qui ne ménageaient pourtant pas leurs efforts, qui travaillaient très durement du levé du jour à la nuit, n'arrivaient plus à faire vivre leurs grandes familles, même pauvrement. La faute était aux charges et impôts de toutes les sortes qui s'ajoutaient les uns aux autres et ce, d'année en année. Nous trouvons bien des sujets sur Internet pour dénoncer clairement cette période de notre histoire de France.

Six ou sept enfants par famille

« Daniel Hilaire constate lors de ses recherches que Dominique Griffaton passe à Vienne (point de passage obligé) le 19 avril 1770 et déclare une femme et 7 enfants. Nicolas et Joseph Griffaton passent ensemble à Vienne le 20 octobre 1770 et déclarent pour chacun une femme et six enfants.
Telle est la base de la généalogie des Griffaton émigrés au Banat.
Malheureusement, ils meurent « jeunes ».  Ces nouveaux migrants, dès leurs installations dans ce pays inconnu, durent œuvrer sur des terres souvent marécageuses. Plusieurs milliers d'individus de la première génération périrent de maladie contagieuse, épidémie de peste y compris (source Internet voir liens). Comme le confirme d'ailleurs très précisément la base généalogique de notre famille, beaucoup meurent dans les années qui suivent leur arrivée. Dominique Griffaton est mort à Mercydorf en 1771, âgé de 51 ans. Nicolas est mort en 1774 à Charleville, âgé de 51 ans. Joseph est mort en 1776 à Seultour, âgé de 51 ans. »

« Ces Lorrains se sont fait remarquer durant très longtemps par leur courage et leur empressement à travailler. De ce fait, cette région du Banat est très vite devenue le premier grenier à blé de l'Europe centrale (source Internet voir lien) »

« À la suite d'événements politiques, enrôlés de force par les uns, ou rejetés par les autres, victimes des différentes guerres ou du règlement de celles-ci entre les États, puis victimes de déportation sous le régime communiste, nos ancêtres ont très vite connu d'énormes difficultés. Certains n'auront la vie sauve qu'en prouvant leurs origines françaises. Beaucoup fuiront la région pour les pays voisins ou même pour l'autre bout du monde. (Source Internet voir lien).
 Ils s'installeront en Allemagne pour certains, tandis que d'autres se dirigent vers les États-Unis, le Canada, voire l'Australie.
Quelques-uns seront de retour dans leur pays d'origine, leur chère France (Voir au sud, dans le Vaucluse, où ils reconstruisent et sauvent le village de La Roque-sur-Pernes).
  Quelques familles seulement ont préféré rester dans leur pays d'accueil. On retrouve donc aujourd'hui des descendants de Griffaton en Hongrie, en Roumanie, en Serbie, etc.  Avec quelques modifications des noms, au fil du temps, et en fonction des pays où ils demeurent, voir Griffaton, Griffatong, Kriffaton, Krifaton, Krifatong. (Ainsi que sous d'autres noms en raison des nombreux mariages Patronymes concernés à ce jour, voir descendance Griffaton Dominique Joseph Nicolas sur (pièce jointe Word) »

Situer les cousins Banatais sur l'arbre de la famille

Ce mois de Juillet, j'ai souhaité pouvoir retrouver des descendants de ces colons Lorrains, ceux de ma famille principalement. J'ai interpelé une quinzaine de contacts par le biais de la messagerie d'internet, quelques-uns répondent, d'autres non. Certains de mes nouveaux correspondants avaient entendu parler de leurs origines Lorraines d'autres doutent encore fortement. J'ai à ce jour six contacts en Roumanie, Hongrie, Serbie.  Je suis convaincu pour ma part qu'il s'agit bien de descendants des trois complices Griffaton migrants au Banat. Le parlé est hongrois ou roumain. Cela reste un handicap pour moi pour aller plus avant. J'effectue mes traductions par internet, le résultat n'est pas toujours correct, voir presque incompréhensible par moment.
J'espère pourtant pouvoir poursuivre mes recherches petit à petit et découvrir ce petit monde nouveau, malgré toute la difficulté.
Ces dernières semaines j'ai acheté deux livres sur le recensement de toutes les familles d'Arracourt. De même que j'ai obtenu un contact avec l'auteur de ces ouvrages, une personne (professeur à la retraite) qui semble très intéressée par l'histoire de la migration des familles Lorraines vers le Banat.
Je viens d'apprendre qu'un cercle généalogique Lorrain du secteur de Lunéville "familles de nos villages" souhaite faire une conférence sur ce sujet lors de deux jours de rencontre qu'il organise début octobre 2009. Je pense pouvoir m'y rendre et ferai un petit « article » de ce qui se dira sur le sujet.
Et pour finir, j'ai essayé ces jours derniers de regrouper mes informations j'ai fait un petit résumé de ce que j'en retiens cela à destination des personnes intéressées dans ma famille.
De même que j'ai fait un petit diaporama (PowerPoint) sur le déroulement (purement imaginaire et humoristique) de cette migration des Lorrains au Banat, j'ai envoyé cela à mes contacts descendants de Griffaton en Hongrie, Serbie, Roumanie.
Aujourd'hui mon souhait le plus cher serait d'établir le lien entre l'ascendance de mes contacts les plus intéressés par notre « heureuse rencontre » et la descendance de Dominique, Nicolas et Joseph Griffaton. Je vais donc demander à mes « cousins Banatais » s'ils veulent bien essayer de faire un effort en effectuant quelques recherches dans ce sens et en remontant leur ascendance personnelle, afin de découvrir si possible un point de rencontre.
Je reste donc à la disposition de chacun pour essayer de faire avancer quelque peu ces « investigations »

Gérard Griffaton

Ils sont partis de ces villages lorrains

Quelques vues anciennes de villages qui ont vu partir des migrants comptant sur les richesses du Banat pour une vie meilleure. (Collection Gérard Griffaton)
Arracourt
Arracourt, le village
Arracourt
Arracourt, un quartier neuf
Arracourt
Arracourt
Arracourt Lavoir
Arracourt, la place du Galoir
ArracourtArracourt, l'église Arracourt
Arracourt
Sornéville
Sornéville
Bezange-la-Grande
Bezange-la-Grande
Bezange-la-Grande
Bezange-la-Grande
  Moncel-sur-Seille
Moncel-sur-seille
Moncel-sur-Seille
Moncel-sur-seille

 

 

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Date de mise en ligne : 9 octobre 2006
Data de mise en place du domaine : 13 novembre 2006
 

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